SUPERSTAR

Il n’est pas question d’arrêter pour le moment 

Jérome Truyens

Damien Russel

SUPERSTAR

Il n’est pas question d’arrêter pour le moment 

Jérôme Truyens, l’emblématique capitaine du Racing ne compte pas ranger ses sticks de sitôt et encore moins ménager ses efforts.

Lui qui alterne entre vie professionnelle chez Puilaetco, joueur de DH et vie de famille, compte jouer au moins deux ans encore en équipe première, dans son club de toujours. Il a fait partie de la génération Melotte, qui a compté en ses rangs Lucas de Mot, Thibault Cornillie, Thierry Melotte ou Jérémy Gucassoff : « J’ai commencé en écureuil avec Luc Melotte qui nous a accompagnés ensuite durant plusieurs années comme entraîneur. C’est d’ailleurs avec lui que nous sommes montés en DH.  Ce sont mes amis d’enfance. L’esprit de cette génération reste et perdure encore. C’était une excellente équipe, beaucoup ont joué en jeunes en équipe nationale et même en A. Nous devons beaucoup à Luc. Il m’a pour ma part emmené vers l’équipe nationale et les Red Lions. » Une équipe nationale qu’il rejoint en 2004 sans la quitter pendant 12 ans. Il y a tout connu, de son fameux but contre l’Allemagne en 2007 à Manchester en toute fin de match qualifiant la Belgique pour les Jeux Olympiques de Pékin, aux médailles d’argent à l’Euro de 2013 et aux JO de Rio en 2016. C’est après cette compétition qu’il prit congé de l’équipe nationale. « Il était temps de tourner la page. J’avais joué 12 années en équipe nationale et fait énormément de sacrifices pour y arriver ». 

« Mens sana in corpore sano »

Si Tchouk est un joueur de premier plan avec la petite balle blanche, il a également fait sienne la célèbre phrase de Juvenal « Mens sana in corpore sano». Il n’a pas traîné dans ses études, terminant brillamment son master d’ingénieur commercial à l’ULB avant de commencer à travailler chez Puilaetco Dewaay en 2010. « Mon employeur a toujours été très flexible et conciliant pour me permettre de me concentrer sur le hockey. Ça l’était encore plus lorsque je jouais pour les Red Lions. Cela demande à la fois une bonne discipline et une bonne organisation. Pendant des années, je n’ai pour ainsi dire pas eu de vacances. Actuellement, cela fonctionne bien et j’arrive parfaitement à combiner mon travail avec les entraînements au Racing. Je suis très reconnaissant envers Puilaetco qui m’a permis de combiner hockey de haut niveau et responsabilités professionnelles. »

 J’étais le plus heureux après le titre mondial des Red Lions ”. Notre équipe nationale mérite aujourd’hui les bons résultats qu’elle aura multipliés ces dernières années.

2019-2020 sera « l’année d’après »

Cette équipe du Racing que bon nombre de commentateurs voyaient remporter le défunt championnat avant de chuter en quart de finale, a été amputée durant l’été de certains de ses plus beaux joyaux. Son artificier Tom Boon a rejoint le Léopold alors que le toujours fiable et efficace Cédric Charlier jouera pour sa part au Dragons. Sans oublier les départs de Garcia et Vanwetter. « Perdre ce quart de finale lors du match retour a été très dur à encaisser. Il s’agissait de notre unique défaite de la saison dans un match où nous touchons les poteaux à plusieurs reprises. L’Herakles a joué sa chance jusqu’au bout et a égalisé sur pc sur le gong. Nous ne pouvons pas nous reprocher grand-chose ».Mais du talent, il en reste encore énormément dans cette équipe qui peut se targuer d’un milieu de haut niveau et d’une excellente défense. En attaque, peut-on s’attendre à une surprise ? « Il est vrai que lorsque j’ai gagné mon stick d’or, j’ai joué en attaque et j’ai terminé meilleur buteur du championnat. C’est une réelle possibilité d’autant que notre milieu de terrain est costaud avec Meurmans et Wegnez entre autre. J’ai le sens du but, si je peux rendre service à l’équipe en jouant comme attaquant, je le ferai avec plaisir. Ce sera à notre entraineur de décider. Remplacer Tom et Cédric ne sera pas une sinécure, mais nous avons un noyau de 15 joueurs très qualitatifs. Des jeunes joueurs pourront également s’intégrer. Ces départs pourront aussi peut-être libérer certains joueurs, les amener à prendre leurs responsabilités au service de l’équipe. Et avec la formule du championnat tout reste possible. Je ne joue pas au hockey pour viser les accessits.  Mon ambition n’a pas changé par rapport aux autres années. Ce sera d’être champion.»